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Trouver et développer une idée de business

Quoi de mieux comme premier article pour démarrer ce nouveau concept sans cravate que de vous parler de la création d’un projet dans son intégralité. Trouver une idée puis developper cette dernière n’est pas chose facile, mais il s’agit d’un exercice intéressant et formateur. 

Comment trouver une idée ?

Comment nous venons de le dire, trouver une idée, c’est déjà une première étape. Que ce soit celle de créer un blog, un site internet, une formation, une chaîne vidéo, une start-up, un nouveau produit ou autres.

Je vais surtout parler ici de notre aventure et notre expérience, au travers des projets dans lesquels nous nous sommes investis ces dernières années, et répondre à la question : comment se lancer ?

Étudiant, salarié, sans emploi, je dirai que la première étape c’est bel et bien la réflexion. Et cette dernière, elle se fait à plusieurs. Tout simplement car, quelque soit votre idée, son but est 99% du temps de toucher une communauté. Et si vous commencez directement par vous enfermer dans un tunnel en pensant que vous avez LA solution, ça démarre mal.

Si vous pensez apporter une solution innovatrice ou originale, le premier test c’est votre entourage proche, et il ne va pas falloir se limiter à ça.

Je dirai qu’une idée naît très souvent d’un problème qui vous emmerde, et que vous voulez résoudre. Maintenant, à vous de savoir si les autres sont dans le même cas. Très rapidement vous saurez alors quelle est votre cible, et vous pouvez dès maintenant commencer à créer votre communauté et stimuler cette dernière sur les réseaux sociaux.

Trouver et developper une idée

Trouver une situation stable.

Avant toute chose, ce qui est très important à mes yeux pour donner de l’endurance à votre projet, c’est de se placer dans une situation stable.

Non pas une routine, mais au moins un contexte dans lequel les facteurs de stress négatifs sont le moins présents possible. Un environnement dans lequel vous allez pouvoir dédier du temps à votre idée.

Restez aussi ouvert au monde extérieur et pensez à regarder ce qui se fait autour de vous. Réfléchissez aussi aux solutions que votre communauté utilise actuellement pour répondre au problème initial.

Posez-vous alors les questions : « Qu’est ce que ma solution apporte de plus ? » et « Comment vais-je proposer mieux et plus efficace ? » 

Stimuler son entourage et sa communauté.

Parlez de votre concept autour de vous, et surtout écoutez les réactions. Faites ensuite le tri entre celles qui sont constructives, celles qui vous déstabilisent et celles auxquelles vous accordez que peu de valeur.

Celles qui vous déstabilisent, en voilà un point intéressant. Très souvent il s’agit de personnes qui verraient la solution autrement, ou qui ont vécus une expérience différente. Votre discours leur a fait remonter un problème personnel, et ils vous diront « Ah, mais pourquoi tu ne ferais pas ça aussi ? Parce que ça fonctionnerait bien ! »

Très souvent vous allez vous mettre dans une situation de protection de votre idée. Vous aviez imaginé votre solution d’une certaine forme, et dès le départ on vous conseil de modifier sa structure. Comment réagir ?

Faire le tri.

Il faut que vous compreniez qu’une critique est neutre. C’est vous qui allez faire d’elle une critique positive ou négative suivant votre propre interprétation. Une information qui vient vous bousculer est à prendre en compte. Si cette dernière se répète il est alors peut-être temps de lui donner plus de valeur. 

N’en restez pas à la présentation de votre idée. Lorsque vous recevez des informations pertinentes fouillez un peu plus loin, et soyez à l’écoute. Demandez pourquoi cette personne a t elle aussi un problème à résoudre, et quel est-il ? 

En ce qui concerne les avis auxquels vous accordez peu de valeur, souvent vous y rangerez à tort ceux qui viennent de certaines personnes simplement parce qu’ils proviennent de ces dernières.

Et si finalement il s’agissait là d’une de vos cibles ? Considérez la, et écoutez la, c’est surement elle qui plus tard se tournera vers votre solution, simplement parce que vous lui avait accordé du temps.

Dans les remarques sans pertinence, on rangera plutôt les réactions optimistes non constructives dont il faut débarrasser votre esprit. Souvent il s’agit de vos meilleur(e)s ami(e)s et de votre entourage très proche qui vous disent : « c’est génial ! Fonces ! ». Rien de mieux pour aller droit dans le mur que de se limiter à ça.

Très souvent pendant cette étape de récolte d’informations, que ce soit en physique au boulot, ou sur les réseaux, vous tomberez sur des personnes qui n’ont pas exactement le même problème que vous. Cependant elles peuvent avoir la même motivation à le résoudre, voici vos futurs associés.

Créer une équipe et travailler en groupe.

Créer une équipe ! Là on arrive sur un sujet sensible. Autant trouver une idée, ça peut se faire seul mais il est indispensable de s’entourer pour developper cette dernière. C’est tout bête mais saviez-vous que pour une start-up, le recrutement de son premier employé est à plus de 70% décisif pour l’avenir de la boite ? Un mauvais choix, une personne de passage, et votre start-up coule. Il en est de même pour votre projet. 

Ne vous entourez pas de personnes impatientes, à la motivation éphémère et attention aux étudiants en dernière année d’etude haha. J’en rigole car c’est tiré de mon expérience personnelle. Mon propre projet de start-up a été mis en stand-by car nos développeurs ont été embauchés dans des grosses boites, et n’avaient plus le temps de terminer le boulot. 

Il s’avère finalement que c’est une situation commune car après avoir étudié la concurrence de notre concept, j’ai remarqué que sur 8 projets, 3 ont été abandonnés. Ils étaient dans la même situation, et avaient démarrés leur start-up pendant leur dernière année de scolarité.

Dans tous les cas vous serez capable de juger très rapidement de l’implication de vos partenaires dans votre idée. D’ailleurs, une étape importante est de ne plus l’appeler « mon idée » mais « notre idée ». C’est en effet à double sens : pour qu’une autre personne s’implique, il faut lui laisser de la place, et écouter ce qu’elle a à dire.

Travailler en équipe

Se mettre au travail efficacement.

Faites maintenant une liste de vos compétences et répartissez-vous le travail. Hé oui, le travail en groupe ça s’apprend. Savoir leader et déléguer le travail c’est tout un art (et même un métier !), mais savoir recevoir des ordres et les mettre en œuvre ça l’est aussi ! 

Ici vous avez de la chance, vous n’avez pas encore de hiérarchie donc moins de conflits (ou plus en fait…). En tout cas, veillez bien à que la relation de leadership soit saine et que chacun ait son mot à dire. Si vous êtes séparés par la distance, fixez-vous des appels hebdomadaires par visioconférence, ces appels ont bien plus de valeur ajoutée que ce que vous croyez. 

Vous avez votre première version d’équipe, et votre idée qui a un peu plus mûrit grâce à vos échanges directs avec vos cibles. Au boulot !

Buts, objectifs et Business plan.

Mettez vos idées à plat, faites un drive commun, et rédigez ensemble les premières ébauches de votre projet. Vous allez attaquer l’élaboration de votre business plan et la présentation de votre concept. 

Cela nécessiterait un autre article (même 10 peut-être) mais je vais tout simplement vous aiguiller vers le meilleur livre pour cela : « Business plan pour les nuls ». 23 euros à la Fnac ou sur Amazon, 5 jours de lecture et croyez-moi vous venez de passer à une étape supérieure. 

Vous allez donc apprendre à écrire vos buts et objectifs ainsi qu’à faire la distinction entre les deux. De la même façon, vous saurez faire une étude de marché digne de ce nom et avec une vraie réflexion derrière. Apprendre à rédiger un business plan, ça prend du temps, mais ça vous permet de mettre vos idées au claire et d’en savoir plus sur le potentiel de votre projet.

Votre idée évoluera tout au long de ce processus et vous connaîtrez de mieux en mieux votre cible et les opportunités possibles. Enfin, point extrêmement important, vous saurez comment démarcher vos premiers clients et convaincre des partenaires de vous suivre.

Business plans pour les nuls – P.Tiffany, S.D.Peterson, A.Chelly, E.Frémiot.

Résumé : Ce que vous allez découvrir dans cet ouvrage, c’est que votre business plan est en vérité votre meilleur ami en affaires. Celui qui vous assiste dans vos choix et qui vous aide à convaincre vos interlocuteurs. Cela à condition de savoir l’élaborer correctement, méthodiquement, sans peur ni hâte.

Réfléchir aux coûts.

Pendant le développement de ces premiers documents, il vous faut commencer à anticiper les potentiels coûts de votre opération. Et là tout le monde pense directement « levée de fonds » mais je vous arrête de suite, c’est loin d’être la première étape. Souvent elle n’est même pas nécessaire. Si on vous donne 100 000€ sauriez-vous ne serait-ce que comment les gérer ? Et êtes-vous prêt à diluer votre capital social pour ça ? 

Allez, on arrête ces conneries, prenez un papier, un stylo et faites la liste de ce dont vous avez besoin pour construire votre première version de solution (le MVP – Minimum Valuable Product). Utilisez LinkedIn pour faire faire des devis (gratuits) par des experts et chiffrez votre projet, avec l’aide d’un ami comptable si possible.

Une fois que vous connaissez vos besoins, il faut trouver les solutions pour se financer. La première consiste évidement à vous-même investir, ainsi que vos associés. Le chômage est aussi une excellente solution de financement en France, c’est d’ailleurs pour ça qu’on dit qu’une fois passée les deux ans, si la société fonctionne c’est un grand cap de franchit. Car au delà de ce terme, vous devrez être capable de vous payer. 

Ensuite vous pouvez faire appel à vos proches, ainsi que des bourses de soutient suivant le type de projet que vous menez. Par exemple pour un logiciel, une application ou un produit innovant, la French Tech (BPI) peut financer jusqu’à 30 000 Euros !

Apprendre à pitcher.

Mais avant ça, il vous faut savoir présenter votre idée, tout simplement pour que les personnes auxquelles vous allez faire appel comprennent très rapidement de quoi il s’agit. Cela s’appelle pitcher, et ce n’est pas donné à tout le monde. 15 secondes, 1 minute, 5 minutes, 15 minutes, 1 heure, à l’oral et à l’écrit Il faut que vous soyez prêt à n’importe quel moment à dégainer votre pitch.

Échanges de mails, appels téléphoniques, présentations devant une école ou une entreprise. Démarcher un développeur, un client, un partenaire ou tout simplement convaincre quelqu’un dans l’ascenseur en une seule phrase, voilà à quoi vous sert votre pitch.

Vendre avant même de créer.

Savoir si votre produit est rentable avant même qu’il existe est évidemment primordial si vous comptez dégager des revenus par la suite. Pensez donc dès le départ à comment vous allez monétiser votre concept. Si c’est un produit, ce seront les ventes, mais pas que ! Si c’est un blog ce sera l’affiliation, les publicités mais aussi les produits ! Bref, il vous faut réfléchir à tout ça, et surement que dans un autre article on traitera de la monétisation avec plus de précisions et l’intervention d’experts.

En tout cas ce qui est important, c’est de vendre votre produit avant même de le concevoir, cela se fait par le biais des pages de captures de mails, des rencontres prospects, et même parfois des contrats signés. Cette fois-ci il ne s’agit plus de tester n’importe qui, mais plutôt ceux qui seront prêts à acheter. C’est-à-dire ceux qui sont prêts à dépenser de l’argent pour avoir accès à votre solution. Il s’agit des prospects.

Dans cette manœuvre vous allez découvrir ce qu’est le taux de transformation. C’est-à-dire le nombre de personnes qui achètent ou qui s’inscrivent sur votre page de capture (si vous n’avez pas encore de produit) en fonction du nombre de personnes touchées par vos publications. 

Généralement pour les réseaux sociaux, si votre communauté est bien construite, on a affaire à un taux de conversion (ou transformation) d’environ 2%. Sur un blog c’est bien plus, car il s’agit déjà d’un environnement dans lequel vous avez réussi à amener vos prospects via les réseaux sociaux.

Ouvrir les yeux sur la rentabilité de votre solution.

Avec ce taux de conversion, ou même vos rencontres clients si votre produit a une cible bien particulière, vous allez pouvoir mettre en œuvre votre analyse financière prévisionnelle. Encore une fois à l’aide de « Business plan pour les nuls » vous allez pouvoir réaliser une estimation de la rentabilité de votre solution. 

Il s’agit là d’une étape extrêmement importante où il ne faut pas se bander les yeux. N’ayez pas peur de reconstruire ou repenser votre idée si celle-ci n’est pas rentable. 

Un projet ça se construit, ça se travaille, ça recule mais surtout ça revient en force.

Le chemin qu'on pense emprunter, et celui qu'on emprunte réellement

N’oubliez jamais que les connaissances que vous aurez accumulées sur la route de la conception de votre premier produit vous aideront toujours pour la création des prochains. Rien n’est perdu et croyez-moi, même si votre idée n’aboutit pas, c’était bien plus productif que de rester sur son canapé.

Un dernier point dont je voulais vous parler, celui d’apprendre à vous connaître. En effet il me semble que de s’investir dans un projet et de travailler en groupe va vous permettre de faire l’introspection de vous-même, vous vous découvrirez des qualités et des défauts, et vous saurez alors quoi et comment mettre ces derniers en valeur et surtout comment vous en servir.

Bref l’aventure derrière la conception d’un projet est d’une richesse extrême, et j’espère avoir ici vous retour sur votre propre expérience.

Vous pouvez aussi découvrir le reste de nos articles qui vous accompagnerons dans votre aventure 🙂

A bientôt !

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