risque

Le ratio risque rentabilité

Bonjour à tous ! Malheureusement pour certains, nous ne traiterons pas du coronavirus dans cet article, il me semble que vous êtes déjà assez bien renseigné sur le sujet via le reste des journaux numériques. Aujourd’hui, nous sommes ici pour parler de la notion de risque sous ces différentes formes.

Nous avons tous des projets et des envies différentes pour le futur. Qu’il s’agisse de court terme ou de long terme, ce sont ces multiples profils qui font la richesse du monde de l’investissement. Mais nous devons être d’accord sur un point : avant de placer des capitaux dans un actif il faut inévitablement s’interroger sur ce qu’il va rapporter, sous quels délais ces revenus seront en votre possession, mais surtout quel est le risque sous-jacent à ce projet. 

Étudier le risque d’un placement et le minimiser dans l’objectif d’obtenir un rendement similaire est le but ultime d’un investisseur. Et pourtant, ces notions sont difficilement quantifiables, et reposent tout le temps sur des hypothèses. 

Quels sont les différents types de risques, et comment les appréhender ?

Certains ne l'acceptent pas.

L’un des fondements de base de l’économie ou plutôt de la finance, c’est justement ce rapport entre rentabilité et risque. Il est évident que plus le potentiel d’un actif est important, plus le risque associé l’est aussi. Ne l’oubliez jamais. Beaucoup peuvent penser le contraire et sont certains d’avoir dénicher des failles, des actifs qui ne respectent pas cette règle. 

L’évolution des mathématiques liées à la finance de marché permet aujourd’hui d’anéantir tout espoir d’arbitrage 100% gagnant, et il en est de même dans tout les domaines. La circulation des informations et les échanges de données sur les prix de l’immobilier ont fini par réguler les estimations des biens à la quasi perfection. Par exemple, on peut connaître à la dizaine d’euros près la valorisation d’une fenêtre exposée sud dans un T2. Même si la négociation peut s’avérer être un outil puissant, le prix d’un bien est toujours justifié de paramètres précis.

La rentabilité, à quel prix ?

Les bons investisseurs en sont conscient. Ils ne prendront jamais plus de risques si les opportunités de rendement ne sont pas plus élevées. Ils comparent donc toujours les couples risque/rentabilité de leurs actifs pour être certains que leur argent est placé au bon endroit.

Évidemment leur patrimoine est composé de plusieurs actifs présentants des ratios différents. Suivant leurs objectifs, ils dédieront un certain pourcentage de leur capital à tel ou tel placement. C’est à ce moment là que le tableur Excel rentre en jeu. Un calculateur ne te permettra jamais d’avoir une idée exacte du risque que tu vas prendre ni des gains que tu vas réaliser. Cependant, il te servira à prendre du recul sur tes placements et ainsi observer ta trésorerie et ton épargne réelle, sans aucun bullshit qui viendrait perturber ton esprit pour te convaincre que tu as pris une bonne décision. Les chiffres parlent d’eux mêmes.

Le risque économique.

Bien connu des gestionnaires de patrimoine, le risque économique correspond à l’appréhension de la conjoncture générale. Notre monde connait-il une phase de croissance ou plutôt de récession ? Ce secteur économique est-il en bon santé ? En voie de développement ? La société dans laquelle je veux investir présente-t-elle des comptes solides ou prometteurs ? 

L’évaluation de ce risque permet de comprendre et de maîtriser la cyclicité des marchés. Le raisonnement dans le choix d’un placement n’est pas le même en cas d’une inflation forte, d’une croissance excessive, d’un pouvoir d’achat faible, d’un taux de chômage important, d’une confiance abusive des consommateurs ou encore du développement d’une épidémie.

Chaque actif aura alors dans certaines conditions de bonnes chances de rapporter de l’argent tandis que d’autres ne susciteront pas le même intérêt. Gardez en tête que la rentabilité ne doit pas être prise en compte seule mais bien toujours associée à son risque.

Actuellement, un PEL offrant 1,5% ou encore un fond euros qui en rapporte 2,4% se doit d’être considéré comme un bon placement garanti en capital. La réflexion inverse peut se faire pour une action qui se valorise de 10% sur l’année alors que l’ensemble de son marché connait une croissance de 25%.

Pour se tenir informé de la conjoncture et mesurer ce risque, il est nécessaire de s’abonner à des journaux numériques qui trieront les données pour vous. Les publications de statistiques sur les agendas économiques type investing.com vous permettront aussi de vous faire une idée du futur proche en observant le passé. D’ailleurs, les gouvernements se basent sur les mêmes informations que vous pour établir leurs budgets, il y a donc de fortes chances, si vous faites un effort de renseignements, que vos placements soient bénéfiques sur le long terme. 

Le risque des taux.

Nous avions déjà détaillé cette notion dans l’article consacré les taux d’intérêts. S’il existe bien un élément surveillé de prêt par les investisseurs et qui dictent leurs placements, ce sont ces taux.

L’évaluation de la rémunération de l’argent dans le cas d’un prêt ou le coût de ce dernier dans le cas d’un emprunt est primordial. Les taux courts termes, qui sont fixés par la banque centrale européenne dans le but de maîtriser l’inflation ou relancer la croissance, impactent fortement les taux longs termes qui déterminent le prix auquel les consommateurs et entreprises peuvent emprunter. 

D’ailleurs, pour le particulier, ces taux sont d’autant plus importants qu’ils conditionnent la rémunération de leur épargne garantie en capital. Mais dans un contexte de taux bas, cela lui permet aussi d’emprunter à faibles coûts. Son objectif est alors d’emprunter le plus possible et de mettre tous les moyens en place pour créer de la richesse et recouvrer le coût de son endettement. On comprend alors l’intérêt de prendre des risques dans des périodes comme celles-ci et plutôt d’épargner dans des produits sûrs lorsque le loyer de l’argent, c’est à dire les intérêts, prennent de la valeur. 

Le risque politique et fiscal.

Voici l’un des risques les plus négligé par les investisseurs. Ils considèrent que chaque nouvelle loi ou reforme durera dans le temps sans connaître de rebondissements. De la même manière, ils estiment que ces lois ou reformes ne viendront jamais bousculer la rentabilité de leurs placements. Et pourtant…

Il s’agit de deux erreurs à ne pas commettre, en tout cas il faut bien être conscient qu’un produit financier peut-être dépoussiéré par un ministre le temps d’un quinquennat puis perdre tout son sens sur le suivant. De la même manière, un régime fiscal associé à l’exploitation d’un bien immobilier peut subir des changements et sévèrement impacter la rentabilité de vos rentes. Si ces raisons peuvent vous donner envie d’aller voter, tant mieux.

Actuellement ça se passe plutôt dans le bon sens à ce niveau là. La deuxième tranche de l’impôt sur le revenu se voit diminuée de 3%, la taxe d’habitation disparaît des radars et la loi pacte permet de mettre un bon coup de jeune au PEA. À l’opposé, la retraite par répartition a suscitée maintes questions abordées dans l’un de nos articles, on vous laisse en prendre connaissance.

Le risque de liquidité.

Encore une fois, nous avions déjà traité de la notion de liquidité dans un article connexe. Il s’agit en quelque sorte de la facilité avec laquelle vous pouvez vous séparer d’un bien. Cette liquidité est évidemment relative aux volumes de transactions portants sur l’actif en question.

Ne pas pouvoir revendre un bien qui ne vous satisfait plus ou devoir conserver un titre qui a déjà rempli vos objectifs de rendements peut être fatal pour votre patrimoine. La liquidité apporte donc de la sécurité. Nombreux sont les investisseurs qui privilégieront les sociétés cotées sur les grands marchés aux petites PME non cotées dont personne n’a connaissance en dehors de la région. Et cela pas uniquement à cause des risques de perte en capital. Il leur faut évidemment prendre conscience de la liquidité de leur investissement. 

De la même façon, un T2 se vendra surement plus rapidement qu’une villa de luxe au bord de la mer. Le marché n’est pas le même, et les transactions pas aussi nombreuses. Dans un cas plus général, nous savons que les démarches d’achat ou de vente d’un bien immobilier sont plus conséquentes que l’achat d’une action ou d’une obligation.

Sous la pression du risque de liquidité, il arrive souvent que des vendeurs acceptent de baisser leur prix et renoncent parfois même à se séparer du bien. Concernant les supports d’épargne, la question de liquidité est toute aussi intéressante. L’argent placé dans un Perp ou contrat Madelin n’a pas la même valeur que des fonds placés dans un PEA, et cela à cause de l’actualisation. 

Nous le savons bien, 1€ aujourd’hui ne vaut pas 1€ demain. 

Vous êtes désormais armés pour évaluer les risques de vos futurs placements. Du moins, vous aurez un fil conducteur qui vous permettra de comprendre pourquoi tel ou tel investissement est plus sûr ou plus risqué qu’un autre. 

Souvenez-vous que les plus grands entrepreneurs ont toujours à un moment ou à un autre pris de grands risques. Rien n’arrive jamais seul et parfois il vaut mieux privilégier la sagesse et la croissance à l’agressivité et la volatilité.

Merci pour votre confiance et votre lecture.

À bientôt sur le site Sanscravate.fr.

Etienne Monceau

À propos de l'auteur

Etienne

Co-fondateur de Sans Cravate et auteur de « Débuter en bourse », il a à coeur de transmettre sa passion pour l’économie, l’analyse des marchés financiers et la Bourse.

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