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Comparaison entre la bourse et l’immobilier !

Bonjour à vous les Sans Cravate ! Aujourd’hui au menu, notre comparaison entre la bourse et l’immobilier. Un sujet qui risque de vous plaire !

Avec bientôt deux mois d’existence et une vingtaine d’articles, le site sanscravate.fr se porte bien ! Evidemment, vous vous en doutez bien, on jette quotidiennement un oeil aux statistiques et on reçoit aussi beaucoup de messages vis à vis de notre contenu (merci pour ça !). 

Il s’avère que cela nous a permis de mettre en valeur certains points extrêmement interessants ! 

Dans notre communauté, ou en tout cas celle qu’on essaie de cibler, il semblerait que l’immobilier arrive en tête des sondages devant les investissements sur les marchés financiers. Et ce n’est pas simplement le cas chez nous, mais il s’agit bien d’un phénomène de société ! Pourtant la Bourse et l’immobilier sont complémentaires et essentiels dans tout patrimoine. Cependant, et aussi pour vous faire plaisir, on a quand même tenu à faire notre propre comparaison entre la bourse et l’immobilier.

Intéressons nous à cette différence et tentons de percer le secret qui attire tant la jeunesse vers la pierre plutôt que les lignes (de compte) chez un courtier !

Comparaison entre la bourse et l'immobilier : Le levier de l'endettement.

Si il existe bien un avantage lié à l’investissement en immobilier, il s’agit du levier de l’endettement. En effet, pouvoir utiliser l’argent d’une institution pour financer un bien en souscrivant à des dettes et interêts, il n’y a que dans l’immobilier que c’est possible !

C’est ce point qui a permis ces dernières années, et même longtemps avant, de démocratiser l’investissement dans la pierre. 

« Il me suffit d’acheter un bien avec l’argent de la banque et de faire payer mon locataire ! En 20 ans, je deviens propriétaire sans avoir eu à « dépenser un rond ».

Même si avec cette phrase on est très proche de l’objectif principal, la réalité est cependant un peu plus complexe. 

On le sait, investir avec 0 de capital, c’est à dire sans apport, ça signifie commencer petit, avec des crédits pas monstrueux. C’est aussi gagner la confiance de sa banque, et pour cela, mieux vaut bien maitriser le sujet. Sans situation financière ou plutôt sans activité, c’est encore plus compliqué voir impossible. Mais ça vous le savez, je ne vous apprend rien. 

Quelque chose d’important, c’est plutôt de ne pas négliger les coûts indirects de la location. Le taux de vacance par exemple, c’est à dire un bien non occupé, peut rapidement devenir un très gros problème. Des travaux non prévus ou encore un conflit avec le locataire, c’est la même histoire…

Loin de moi l’envie de vous décourager concernant votre futur projet immobilier, je tiens à sensibiliser notre public à l’eldorado immobilier. Ce ne sont pas des croyances limitantes mais simplement des faits. Vous devez faire preuve de rigueur, d’expertise et de recul pour rentrer dans l’aventure avec le moins d’obstacles possible.

Comparaison entre la bourse et l'immobilier : Des secteurs qui dépendent beaucoup des lois.

Concernant l’immobilier, il est vrai que beaucoup de lois s’enchainent et disparaissent pour réguler ce marché. En effet, avec les taux extrêmement bas et un possible scénario de bulle, l’Etat se doit d’intervenir à tous les niveaux pour être sûr que tout le monde y trouve son compte. La solvabilité des biens se doit de rester bonne, et ainsi, le secteur pourra continuer d’évoluer dans le sens souhaité. 

Vous le savez surement, mais l’investissement en immobilier locatif peut aussi être une source de diminution de l’impôt sur le revenu. On est donc plus ici, avec la loi Pinel pour le neuf ou Denormandie pour l’ancien, dans une incitation à l’achat de biens. Cela va de pair avec la nécessité pour les banques commerciales de continuer d’octroyer toujours plus de crédits pour relancer l’économie.

Mais il est aussi possible de trouver des lois qui vont à l’encontre des propriétaires. La suppression de la taxe d’habitation est un bon exemple. En effet, cela va indirectement faire grimper la taxe foncière à la charge des proprios. On se doute bien que ces derniers vont par la suite se soulager en augmentant les loyers. Cette manoeuvre bénéfice donc surtout à ceux qui sont propriétaires de leur résidence principale. 

Bref, on retrouvera cette énorme dépendance vis à vis du gouvernement même dans la Bourse. Il y a donc toujours une part de risque supplémentaire et il faut pour cela se former et se tenir au courant de l’actualité.

Comparaison entre la bourse et l'immobilier : Les titres financiers.

Concernant la Bourse, il est certain que ce secteur en fait pâlir plus d’un. Malgré les efforts mis en place par l’AMF (Autorité des marchés financiers) et les avancées technologiques pour simplifier et rendre ce domaine accessible à tout le monde, beaucoup restent dubitatifs. 

On ne peut pas mettre la faute sur les médias et les films qui présentent un tableau très sombre de ce secteur, puisqu’il existe le même genre de documentaire sur les arnaques foireuses dans l’immobilier. 

Je dirai qu’il s’agit plus d’une notion d’éducation financière et de pragmatisme. Beaucoup d’investisseurs font plus confiance à ce qu’ils peuvent voir ou toucher, plutôt qu’à une entreprise dont il ne verront surement jamais le siège ou même les produits. 

La plupart des ménages deviennent aussi un jour ou l’autre propriétaire d’un bien immobilier, tandis qu’ils peuvent très bien ne jamais avoir entendu parler d’une obligation ou autres titres boursiers.

Et pourtant la Bourse présente, tout comme l’immobilier, des avantages certains.

Leviers, liquidité, revenus...

Oubliez l’idée de faire un emprunt à la banque et placer les fonds en Bourse. Malgré que cela ne soit pas possible pour les titres financiers, les courtiers et les banques font preuve d’imagination pour proposer des leviers à leur manière. 

De ce fait, le marché du SRD (Service à Règlement Différé) ou encore les produits dérivés comme les certificats (CFD, turbos…) permettent de s’exposer au marché avec plus de capital que ce que l’on possède réellement. Ceci ayant pour but d’amplifier les variations de certaines valeurs un peu molles ou bien de profiter d’une croissance brutale lorsque vous avez du flair. 

Le plus gros avantage des marchés financiers, c’est la liquidité des titres. En effet, vendre un bien immobilier prend légèrement plus de temps que de vendre une action. Cependant, comme beaucoup l’oublient, même pour vendre une action, il faut un acheteur ! 

En réalité, si un titre ne vous correspond plus ou bien n’est pas à la hauteur de vos attentes, faire machine arrière et se débarrasser de ce dernier est plus facile que pour un immeuble de rendement. 

D’ailleurs, lorsque l’on regarde les actifs des entreprises dans leur bilan, ce n’est pas pour rien que l’immobilier arrive derrière les titres financiers en terme de liquidité.

Pour finir, tout comme l’immobilier peut vous permettre de faire du cash-flow et une plus-value lors de la vente, une action vous apporte le même type de revenus. 

En effet, le cours de l’action peut lui aussi vous permettre de vendre plus cher que le prix d’achat. D’ailleurs, pour les plus grandes capitalisations, si on regarde sur le long terme, on se retrouve la majeure partie du temps dans ce cas. De plus, par le biais des dividendes versés par la société, les actions que vous possédez peuvent réellement devenir une source de revenus annuels extrêmement interessante. 

La volatilité ou encore la fluctuation du cours.

La plus grosse crainte avec la Bourse, c’est la volatilité du cours. En effet, il est peu probable que la valeur de votre maison baisse de 6% dans la journée. Et pourtant ça peut être le cas pour une action, même celles qui sont cotées sur les plus grands marchés. 

C’est pour ça qu’il faut prendre le temps de définir son profil et le risque que vous êtes prêts à prendre. Suivant le contexte, certains secteurs vont constituer des valeurs refuges qui ne subiront que très peu les secousses en cas de pépin. Cependant, ces mêmes actions auront tendance à croître plus doucement lorsque le consensus est haussier. 

Il est aussi important de savoir que sur certains marchés, une valeur peut être retirée de la cote si elle subit de trop forte variations. C’est à prendre en compte lors de son investissement. Concernant les cryptomonnaies par exemple, ce n’est pas le cas, on ne retrouve pas cette protection contre la fluctuation. A titre d’exemple, la valeur du Bitcoin peut donc enregistrer une baisse de 40% sur la journée, tout comme une hausse. 

Le tout est de se pencher sur la gestion de son capital et la diversification plutôt que la recherche utopique d’une perle rare.

Comparaison entre la bourse et l'immobilier : et si vous achetiez des actions de sociétés foncières ?

Avantages… Inconveniants… On a fait un peu le tour des grandes lignes concernant les deux piliers de l’investissement. En soit, il n’y a pas un meilleur placement et un plus mauvais, il faut les deux et bien doser le mélange ! 

Ce qui est sûr et certain, c’est que la complexité de ces deux milieux est similaire. L’immobilier cache un véritable iceberg de possibilités en terme de montages fiscaux, de secteurs et type de biens. La Bourse quant à elle, semble plus effrayante qu’elle ne l’est réellement. Honnêtement, un bon bouquin, et vous en saurez déjà bien plus qu’un conseiller bancaire. 

Et si il était possible de mélanger les deux piliers de l’investissement en un ? C’est tout à fait possible, et cela via les SCPI (société civile de placements immobiliers) ou encore les fonds communs fonciers. Vous achetez donc des parts de sociétés qui investissent dans l’immobilier ! Cela vous permet aussi de bénéficier des performances d’un ensemble de biens plutôt que d’un seul projet

La différence entre une SCPI et un fond foncier coté est notable. Comme son nom l’indique, l’une a sa place sur un marché boursier et l’autre non. 

Une action d’un fond commun foncier cotée peut donc être achetée ou vendue par le biais d’un intermédiaire financier. Vous bénéficiez alors de la liquidité du marché et de la forte contrepartie en cas de vente. Notons cependant qu’une SIIC (société d’investissement en immobilier cotée) n’est pas admissible dans un PEA

Une SCPI, à l’inverse, ne peut pas être négociée en Bourse, il faut donc acheter directement les parts auprès de la société. Cela prend plus de temps et de démarches et présente plus de coûts de transactions.  

Déléguez la gestion !

Le gros avantage des SCPI et des sociétés de gestion foncières, c’est que vous déléguez la gestion de vos fonds à des experts en placements immobiliers. Vous bénéficierez donc des performances du marché de l’immobilier en plus de l’expérience des gestionnaires. 

Mais bon, dans cette histoire, on sait très bien qui s’en met réellement plein les poches.

J’espère sincèrement que cet article, un peu plus original et moins technique vous a plu.

Si c’est le cas, laissez nous un commentaire pour qu’on le prenne en compte !

N’oubliez surtout pas de passer à l’action, que ce soit dans l’immobilier ou dans la Bourse ! 

A bientôt, 

Etienne, de l’équipe Sanscravate.fr

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