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Comment fonctionne une assurance vie ?

L’assurance vie, c’est bien connu, est le placement préféré des français. Elle représente à elle seule 40% de l’épargne en France, pour une somme totale atteinte de 1700 milliards d’euros fin 2017. Elle est à la fois un formidable produit d’épargne, un produit d’investissement et aussi une bonne niche fiscale. Cependant, cet outil indispensable est souvent sujet à pas mal d’incompréhensions et d’idées reçues. C’est pourquoi, chez Sans Cravate, on te propose un nouvel article qui t’apprendra comment fonctionne une assurance vie en détails.

Comment fonctionne une assurance vie ? Présentation.

Une fois que tu as réussi à épargner, plusieurs solutions s’offrent à toi. Aujourd’hui, on va parler de l’assurance vie. C’est l’un des meilleurs produits d’épargne en France, avec bien entendu le PEA (Plan d’épargne en actions) pour celui qui veut investir et en retirer des revenus financiers non imposés (hors prélèvements sociaux bien sûr). Le PEA n’étant pas notre sujet du jour, je vous invite à lire l’article que nous avons écrit à ce sujet.

Rappelons simplement que l’assurance vie est une forme d’assurance. En revanche, la vocation d’origine de l’assurance vie n’est plus la même aujourd’hui. Ce qu’on appelle maintenant communément une assurance vie en France est en réalité un contrat d’assurance décès (capital versé en cas de décès avant la fin du contrat) avec « contre-assurance ».

Ce montage offre un produit d’épargne solide ayant les avantages fiscaux de l’assurance. Elle offre aussi d’importants avantages fiscaux en matière de succession.
Un contrat d’assurance vie doit avoir une durée déterminée à la souscription, reconductible selon les contrats. 

La grande différence entre un PEA et une assurance vie réside dans le fait qu’une assurance vie ne se limite pas aux actions et autres produits financiers. En effet, en France, il existe 2 types de contrats pour une assurance vie. Voyons ça tout de suite.

Comment fonctionne une assurance vie ? Les supports d'investissement.

Il existe deux types de contrats différents pour épargner dans une assurance vie en France. On retrouve les contrats monosupports et les contrats multisupports.

Les contrats monosupports.

Ces types de contrats sont uniquement investis en fonds euros. L’argent versé sur un contrat en fond euro est garanti par l’assureur. Cela veut dire que les sommes d’argent versées ne peuvent pas baisser et sont revalorisées chaque année par un rendement. Ces fonds sont gérés par l’assureur et sont investis grandement en obligations d’État. Avec ce type de contrat, votre argent est garanti mais en contrepartie vos gains seront limités.

Les contrats multisupports.

Ces types de contrat sont à mon sens beaucoup plus avantageux. En plus de pouvoir placer ton argent dans des fonds en euros sécurisés, tu peux aussi le placer dans des fonds en unités de compte (UC). Les unités de compte peuvent être des actifs financiers de tout type, comme des actions, des obligations, des actifs immobiliers (des parts de SCPI par exemple) et même des ETF. Et oui, tu t’en souviens, nous avons déjà fait un article à propos des ETF, je t’invite à le lire. Comme tu peux t’en douter, les sommes investies sur des fonds en unités de compte ne sont pas garanties. Elles présentent donc un risque. En revanche, on trouvera dans ce type de fond des rendements bien plus importants.

Pour résumer, tu as le choix entre deux types de contrat. Le premier te permettra de garantir le capital que tu as investi mais ne proposera pas de rendements très intéressants. Le second quant à lui te laissera la liberté de répartir ton capital sur des fonds garantis et des fonds plus risqués à plus gros rendements. Le tout dépendra ensuite du type de gestion que tu envisages pour gérer ton assurance vie. C’est ce que nous allons voir tout de suite.

Comment fonctionne une assurance vie ? Les modes de gestion.

Dans les contrats multisupports, tu auras le choix entre plusieurs modes de gestion :

  • La gestion profilée : Dans ce mode de gestion, tu vas pouvoir définir ton profil d’investisseur, par exemple défensif, équilibré, offensif, ect. À partir de ce profil, tu vas laisser des experts financiers qui seront mandatés choisir les valeurs et la répartition des actifs à intégrer à ton assurance vie, et donc y intégrer plus ou moins de risque.
  • La gestion libre : Comme son nom l’indique, avec ce mode de gestion, c’est toi qui vas choisir intégralement les fonds dans lesquels tu vas investir et leur répartition.
  • La gestion pilotée : Si tu choisis une gestion pilotée, tes investissements se font selon un schéma dépendant notamment de ton âge. Par exemple, la répartition de tes actifs pourra être très risquée au début, pour devenir de plus en plus sécuritaire lorsque le contrat arrive à sa fin.

Comment fonctionne une assurance vie ? La fiscalité.

Passons maintenant à l’un des points qui fait que l’assurance vie est si importante, sa fiscalité. 

Pour une assurance vie, c’est la date du contrat qui compte et non la date ou le montant des sommes investies dessus. Alors, prendre date dès maintenant sur une assurance vie vous permettra de bénéficier de cette fiscalité avantageuse au plus tôt. N’attendez donc pas pour ouvrir un contrat.

Seuls les gains tirés d’un contrat d’assurance vie sont imposés en cas de retraits ou de rachats de fonds. Ils sont calculés au prorata des sommes que tu vas retirer. Par exemple, en retirant 15% du total du contrat, l’imposition ne se fera que sur 15% des plus-values générées depuis son ouverture.

La fiscalité de l’assurance vie dépend de trois facteurs, qui sont : 

  • La date des versements (avant ou après le 27 septembre 2017)
  • L’âge du contrat (inférieur ou supérieur à 4 et 8 ans)
  • Le montant des versements sur le contrat d’assurance vie.

Le schéma présenté ci-dessous décrit la fiscalité applicable lors de retraits ou rachats de du contrat d’assurance vie.

comment fonctionne une assurance vie

Un exemple.

Pour mieux comprendre le schéma, je vous propose un petit exemple. Admettons que je réalise des gains de 6000 euros sur des sommes que j’ai versé le 30 octobre 2018. Je souhaite racheter ces gains. Si on suit le schéma ci-dessus, je vais donc me trouver dans la partie haute. Maintenant, je regarde l’âge de mon contrat d’assurance vie. Admettons là aussi que cela fait 10 ans que mon contrat est en place. De plus, sur l’ensemble de mes contrats d’assurances vies, je n’ai versé que 80 000 euros. Je bénéficie donc de l’abattement de 4600 euros à l’année. Ces 6000 euros étant mon seul rachat de l’année, je ne serai donc imposé que sur 1400 euros. Suivant le schéma, on voit bien que je ne serai imposé qu’à 24,7% des 1400 euros. En fait, sur les 6000 euros de gains retirés, j’aurai à payer 345,8 euros.

Comme vous pouvez le deviner, il est préférable de faire un rachat sur un contrat de plus de 8 ans en retirant une somme comprenant moins de 4600 euros d’intérêts à l’année. Cela permet une exonération totale d’impôts.

Lorsque vous faites un rachat, vous avez toujours le choix de l’imposition. Soit il s’agit d’une imposition forfaitaire (PFL ou PFU) soit d’une imposition au barème progressif. Dans ce dernier cas, vos gains seront donc soumis à l’imposition dépendant de vos revenus, soit à votre TMI. À vous de choisir quel système est le plus avantageux pour vous.

Nous allons nous arrêter là pour cet article. J’espère que vous aurez trouvé les informations que vous cherchiez. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à l’écrire en commentaire afin que je puisse vous éclairer !

À bientôt,

Thibault, de l’équipe Sans Cravate.

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